Nicolas D'olce
La théorie de "l'incident"

L’incident c’est le risque devenu réalité, le péril qui surgit. Pour Nicolas d’Olce, c’est un choix, une source d’inspiration, une manière d’interpréter le monde.

Le monde. D’abord une surface lisse, vierge de toute intervention, à l’image des matériaux de prédilection de l’artiste : le plexiglas, le verre, le plâtre... L’espace d’expérimentation est alors prêt pour l’incident, le choc de la machine, guidée par la main de l’homme qui opte pour la perte de contrôle. L’oscillation rompt la glace, elle est violente comme une blessure destinée à devenir cicatrice indélébile. La plaie accapare la matière et puisqu’elle en devient partie intégrante, elle trouve son écho dans un nouveau contraste.

Le paysage imaginaire se dévoile alors dans la profondeur des lignes gravées et dans le vide d’un noir vertigineux. 

C’est dans le plaisir de l’incertitude que Nicolas d’Olce travaille. L’artiste met ainsi en perspective le rapport de l’homme à l’incident, à la conscience du risque, à l’épicentre. Réseaux de lignes droites ou contrariées, comme des rencontres impossibles ou imprévues.

 

Camille Berthelot - du Plessix ( extrait )